
La première partie de notre article nous expliquera le principe de fonctionnement du slow play. Ensuite, nous aurons en deuxième partie les conditions pour lesquelles il est adéquat de faire du slow play ainsi que les cas où il est plutôt déconseillé. L’objectif du présent article est de vous aider à faire un slow play et à en tirer partie quand vous jouez avec de grosses mains.
Grandes principes du slow play
Induire en erreur
Le slow play est la forme la plus courante de bluff au poker. Il s’agit tout simplement d’induire en erreur l’ensemble des joueurs. Le piège est tellement grand que vous allez, au cours d’une partie, laisser gagner d’autres joueurs aux premiers tours dans le seul but de les faire miser un peu plus. De cette façon, ils ont confiance en leurs mains. Ils vont croire que vous avez perdu parce que vous avez une main faible. Alors, ils miseront une plus grosse somme car ils pensent être en position de force. Or, ils vont juste alimenter le pot, que vous allez facilement remporter car votre main était, bien sûr plus forte que vous ne l’avez laissé paraître.
Cacher son jeu
Il faut savoir que vous ne devez recourir au slow play que quand vous avez une Grosse Main. L’idée est de laisser tout le monde penser que vous êtes faible. Pour cela, vous aurez juste à ralentir votre jeu : ne faire aucune action audacieuse, paraître très timide dans le jeu, agir avec beaucoup de réticence et de prudence. Si vous êtes bon acteur, ou du moins joueur habitué, vous pouvez même jouer avec les expressions de votre visage : ayez l’air déçu ou un peu contrarié. Evitez quand même d’exagérer car tous les autres joueurs sont en train d’observer tous vos faits et gestes. Les plus expérimentés devineront vite que vous les faites marcher. Le plus intelligent est de trouver le juste milieu.
Votre situation et le slow play
Quand faut-il faire du slow play
Il existe des moments particulièrement opportuns pour le slow play. Déjà, il est primordial d’avoir une très grosse main. Le slow play convient mieux à un jeu où la valeur du pot n’est pas encore trop élevée. Si elle l’est, les autres joueurs risquent de ne plus vouloir l’augmenter, mais plutôt de profiter de votre "faiblesse" pour l’empocher. Il faut aussi vérifier, par des calculs rapides que les probabilités que les autres joueurs aient une meilleure main que la vôtre soient minimes. Dans ce cas, il faut faire très attention de ne pas se faire avoir par son propre jeu. Rien ne peut en effet affirmer que les autres joueurs ne cherchent pas, eux aussi à vous induire en erreur. Donc, le seul moment opportun pour le slow play, c’est quand vous le sentez au mieux, tout est une question de feeling. Apprenez à vous connaître vous-même afin de bien marier tous ces calculs, prévisions, anticipations et suppositions avec votre instinct et votre intuition.
Quand il ne faut pas faire du slow play
Il faut quand même noter que dans le monde du poker, la stratégie du slow play est devenue très courante, au point parfois d’être vulgaire et sans surprise. Son efficacité peut être remis en question si vous jouez avec des joueurs confirmés. Si c’est le cas optez pour la prudence, méfiez-vous quand ils semblent lâcher prise, c’est peut être un slow play dont vous êtes la victime. Un autre point, le slow play exige que vous ayez réussi à déguiser vos mains. Si vous ne vous sentez pas encore capable d’un tel coup, rien ne vous y oblige. Après tout, avoir de Grosses Mains veut déjà dire que vous pouvez opter pour l’attitude agressive et gagner le pot. Avec un slow play, vous pouvez certes remporter une valeur plus conséquente, tout comme vous pouvez risquer de tout perdre, si les autres joueurs devinent la combine. L’idéal serait peut-être d’essayer le slow play pendant un certain nombre de fois, pour apprendre à dominer vos comportements et ceux de vos adversaires.